Je sens déjà la grogne monter à la lecture de ce titre parmi ceux qui connaissent vraiment bien New York mais je n'ai pas pu m'en empêcher.
Comme tout le monde j'avais entendu parler du froid glacial, du vent coupant ("windchill factor''), des tempêtes de neige et du petit radiateur d'appoint à combiner avec son indispensable "humidifier" (car la chaleur artificielle c'est bien connu ça dessèche la peau...because I'm worth it !). C'est donc armés de nos bottes fourrées, doudounes et autres Damart (merci à mon sponsor !) que nous nous apprêtions à affronter notre premier hiver New-Yorkais. Or, à part un premier épisode un peu enneigé au début du mois de décembre, nous avons eu droit depuis Noël à des températures extrêmement douces qui dépassent parfois les 15 degrés...Celsius je précise car dans ce pays c'est en Fahrenheit que les températures sont affichées (si bien que quand Mister G - une sorte de Alain Gillot-Pétré local - prédit 40 degrés pour le lendemain, évitez comme moi de sortir en tongs et bikini et faîtes plutôt ce petit calcul très utile : 40 - 30 puis divisé par 2 = 5 degrés Celsius...Ah oui effectivement je vais de ce pas chercher ma petite laine...).
Et la commença à germer en moi l'idée que peut-être, je dis bien peut-être, le rude hiver New-Yorkais ne serait qu'un mythe météorologique urbain (comme celui par exemple véhiculé sur Londres selon lequel il y pleut tout le temps et contre lequel je m'insurge encore après toutes ces années passées là-bas !). Un doute me traverse soudain l'esprit : oserais-je avancer la théorie d'un complot consommo-conspirationniste (?) fomenté par
The North Face, cette marque de vêtements polaires que je ne cesse de voir sur le dos de tous les New-Yorkais (à laquelle nous avons, rapidement après notre arrivée, succombé nous aussi...ah ah une preuve supplémentaire !).
Mais je sens que je suis victime de bouffées délirantes (que voulez-vous, c'est la chaleur !). Tous les New-Yorkais ne cessent de nous dire que nous avons la chance de bénéficier d'un temps exceptionnellement clément pour la saison et j'en viens déjà à regretter les lignes précédentes car je suis persuadée qu'à peine les aurais-je publiées qu'une terrible vague de froid nous aura frappés (nous ne sommes après tout qu'au début du mois de février...) : je n'aurai plus alors qu'à m'en mordre les doigts...et les moufles avec !
Pour plus d'information météo sur les Etats-Unis et notamment l'explication des brusques variations de températures (parfois 15 à 20 degrés de différence d'un jour à l'autre), phénomène assez troublant pour nous autres Européens,
cliquez ici (en anglais).